Suivre le vent
Show MenuHide Menu

Archives

June 2013
M T W T F S S
« May   Jul »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930

3 obstacles (parmi tant d’autres) à franchir lorsque l’on veut faire (et éventuellement réussir) quelque chose (n’importe quoi!)

June 5, 2013   

Vous voulez faire quelque chose, je le sens.

Déjà, vous avez eu droit à un guide simple et pratique qui vous offre la formule nécessaire.

Génial!

Seulement, vous n’êtes pas encore en train de le faire. Ça n’a rien d’un hasard. Vous êtes probablement paralysé par un obstacle de taille.

Et ça vous rend fou.

Voici donc une liste des trois murs qui bloquent la route de l’action avec, en bonus, des pistes pour les escalader, les contourner ou les réduire en poussière.

#1 Le temps

“Je n’ai pas le temps”, c’est un paratonnerre.

C’est une manière exquise de s’excuser de ne pas faire ce qui est important, de laisser l’emporter la routine et les obligations, de permettre au rythme du monde de nous dicter notre conduite.

“Je n’ai pas le temps”, c’est une excuse inacceptable. C’est la responsabilité de nos actes que l’on remet entre les mains de quelque chose qui n’existe que pour compartimenter nos vies d’une manière arbitraire.

La solution est simple, sans l’être vraiment.

Il suffit de faire face avec courage à ce constat aussi terrifiant qu’exaltant:

“Le temps, on ne l’a pas. On le prend”.

Ma vie a changé lorsque j’ai commencé à penser de cette manière.  J’ai organisé un voyage au Kilimandjaro (j’y serai dans moins de deux mois). J’ai terminé un premier roman (qui vient d’être publié). J’ai continué à travailler comme entraîneur (en terminant un doctorat).

Je n’avais pas le temps. Vraiment pas. Je l’ai pris quand même.

Ces choix ont des conséquences. Mon compte de banque me regarde avec des yeux tristes et certaines de mes obligations scolaires sont plongées dans un océan de retard.

Peu importe. Je suis le seul responsable. Je l’assume.

Le temps, ce coupable facile, n’a rien à y voir.

#2 La peur

Décider de faire quelque chose, c’est plonger dans l’inconnu.

C’est repousser ses propres limites, vérifier jusqu’où elles peuvent s’étendre.

Ça fait peur, bien sûr.

Repousser ses limites, c’est aussi accepter d’en avoir.

C’est s’exposer à l’échec, à la critique, aux conflits et aux désaccords. Parce que si vous décidez de faire quelque chose d’important, et de le faire bien, il y aura toujours quelqu’un pour vous barrer la route.

Il y aura forcément des gens pour juger de vos actions, évaluer vos résultats ou même jalouser votre mode de vie. Il y aura un miroir quelque part pour vous forcer à faire face au monde.

La solution est simple sans l’être vraiment.

Il faut briser les miroirs. Cesser d’agir pour les autres, arrêter de craindre l’image que l’on projette, ne pas redouter d’être soi-même.

C’est le défi d’une vie, vaincre la peur qui paralyse l’action.

#3 La pointe du V

Si vous décidez de faire quelque chose, vous serez à la pointe du grand V. Peut-être serez-vous seul dans votre vol, peut-être devrez-vous être accompagné. Si c’est le cas, vous rencontrerez forcément le troisième obstacle.

Si vous prenez la pointe, tout le monde vous laissera mener. Personne ne voudra braver le vent. Beaucoup voudront s’impliquer mais utiliseront un jour ou l’autre l’un des deux premiers obstacles pour reculer face aux défis et remettre le fardeau entre vos mains. Ça n’aura rien de méchant ou même d’intentionnel.

Mais ça arrivera.

La solution est simple, sans l’être vraiment.

Il faut continuer. Accepter d’en faire plus sans être reconnu, prendre votre propre relais, montrer l’exemple et ne jamais laisser l’amertume l’emporter sur l’enthousiasme.

Aller contre le vent, lentement, sans fléchir. C’est une migration, c’est un marathon, c’est une aventure extraordinaire et douloureuse. C’est la seule manière que je connaisse d’accomplir quelque chose.

Ça s’appelle du leadership, et c’est une maladie contagieuse si on la laisse se développer assez longtemps.

 

Maintenant, vous connaissez les étapes principales pour  faire quelque chose et les défis que cette décision implique. Ça n’a rien d’une simple partie de plaisir.

C’est votre propre montagne, votre vol inaugural, votre chemin de croix.

Bonne chance.