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Journal d’un psy, chapitre 1 – Je ne suis pas si bon que ça, finalement.

March 4, 2014

Je n’ai pas écrit depuis longtemps.

Je suis occupé à devenir un psy.

Ça fait longtemps que je suis occupé à devenir un psy.

Et là, ça achève. Enfin, je crois.

Je vous écrit parce que devenir un psy, ça revire plein de choses à l’intérieur. Parce que je me fais des commentaires à moi-même sans arrêt et qu’aujourd’hui c’est à vous que j’ai envie de les faire.

Qui que vous soyez.

Alors – spoiler alert – je vais parler de moi. Je n’aime pas beaucoup ça, mais je n’ai pas le choix. Vous savez quoi faire si ça ne vous plaît pas.

Voici donc le  journal d’un psy, avec sa première réflexion à propos de ce drôle de métier.

 

#1 Je ne suis pas si bon que ça, finalement.

J’ai travaillé sur moi. J’ai essayé, en tout cas. J’ai passé pas mal de temps à gratter là où ça fait mal et à m’assaisonner les enjeux personnels avec du gros sel et du jus de citron.

On dit que c’est essentiel pour ce job.

Les résultats sont mitigés.

Je crois que je suis plus près de qui je suis vraiment. C’est déjà ça de gagné.

J’ai arrêté de m’inventer des histoires (je m’en raconte encore, vous en faites pas), je suis plus près de mes sentiments (tant que je n’ai pas l’air trop faible) et j’essaie de m’en tenir à l’essentiel (avec une nouvelle machine à café, quand même). Vous voyez, j’ai progressé.

Mais là où j’étais convaincu que j’étais bon, grand et fort (on appelle ça des défenses narcissiques, c’est plus cool), je suis maintenant obligé de voir la réalité en face.

Hey, je ne suis pas si bon que ça, finalement.

Dans plein de choses différentes, je ne suis pas si bon que ça. Je suis même très ordinaire.

Je ne suis pas si bon que ça en psychologie. Je ne suis pas si bon que ça en relations interpersonnelles, je ne suis pas si bon que ça dans les sports, je ne suis pas si bon que ça en auto-discipline, en amour et en amitié.

Je l’assume. Mais ça fait encore mal, à trois heures du matin.

Je n’ai pas dit que j’étais mauvais. Ce que je fais n’a rien à voir avec le coup de marteau sur la tête. Des forces, j’en ai, ne vous inquiétez pas pour moi.

Je ne me troudecuse pas.

Mais je constate qu’à un paquet d’endroits, dans un paquet de domaines où je devais jadis me comparer avantageusement aux autres pour maintenir mon ego…

Eh bin, je ne peux plus le faire.

Parce que je sais que ce serait de la frime. Du vent. Un écran de fumée.

Merci, connaissance de Soi!

Mon ego est un peu flétri, bien sûr, mais il me remercie chaque jour de ne pas lui infliger cette chirurgie plastique psychique qui ne rime à rien d’autre qu’avec la peur de me montrer tel que je suis.

Je ne suis pas si bon que ça, et c’est plutôt agréable.

Vous devriez essayer.

 

 

1 Comment
Roxanne
March 4, 2014 at 3:10 am

Ton lien m’est apparu au moment même où je me suis connectée. Ça mérite, ça nécessite… un commentaire!
J’adore ta mise à nu, car tu dégages tellement d’assurance! Je crois que plus on apprend de la vie, plus on sait qu’on a du chemin à faire. Peut-être parce que nos ambitions et nos aspirations évoluent. Peut-être parce qu’on constate que la vie, c’est bien plus complexe que ce qu’on imagine. Et nos seuls talents ne suffisent pas. Pas le choix d’apprendre à aimer qui nous sommes, sinon on est sans cesse déçus. Merci pour tes mots, pour tes réflexions qui font grandir. Toi, t’es déjà grand. :)

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