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7 questions absurdes pour trouver un sens à ta vie

September 24, 2014   

Inspiré librement du texte de Mark Manson sur son blog: http://markmanson.net/life-purpose/ (Merci à Anne Ma pour le partage Facebook!)

 

*Préambule*

Alerte au long texte.

Pas loin de 1000 mots, vu d’ici. (Update, 1266, désolé)

Tu devrais le lire jusqu’au bout, quand même.

Sans me parler de ton TDAH* qui t’empêche de lire les longs textes.

Un TDAH, c’est quelque chose que tu fais, pas quelque chose que tu as.

Comme dans: “J’ai un TDAH parce que je ne peux pas lire de textes de 1000 mots”.

Eh bin, lis celui-là, tu seras guéri.

Hey, du calme, je rigole. Un peu.

Mais pas tant que ça.

Bref.

Je vais t’aider. Te parler au tu et faire des phrases courtes.

Keep going, friend, déjà 110 mots derrière toi!

*Fin du préambule*

 

Je ne fais jamais ça, d’habitude.

Copier les textes des autres.

Mais celui de Mark Manson était tellement bon que je n’ai pas pu résister. Alors merci ou désolé à lui pour ce vol.

Parce que trop souvent, on cherche un sens à sa vie.

Pardon, tu cherches un sens à ta vie.

Et tu comprends mal pourquoi c’est aussi difficile.

La réponse, roulement de tambours, c’est qu’il n’y a pas de sens à trouver.

Il n’y a que du temps, en quantité variable pour chacun de nous.

Et cette citation de Gandalf le Gris (qui m’excusera mon emprunt, je l’espère. Autrement, je suis dans la merde)

“You…shall not…” Non, pardon, mauvaise ligne. C’était plutôt:

“All we have to decide is what to do with the time that is given to us”.

Tout ce qu’il y a, c’est du temps, et la décision que l’on prend d’en faire quelque chose d’important.

Ce qui est important, des fois, c’est dur de le savoir avec certitude.

Voilà pourquoi je te propose 7 questions à te poser qui t’aideront peut-être à t’y retrouver.

Et comme je trouvais hypocrite de te les poser sans y répondre, j’ai inclus un truc personnel à la fin de chacune.

En italique, pour que tu t’y retrouves, et que tu ignores cette partie si tu t’en fous un peu, de ma vie.

Parce que je suis pas encore certain que ça t’intéresse, honnêtement.

Et que c’est bin correct comme ça.

#1 Dans quelle sorte de trempette à la merde t’es prêt à plonger tes Tostitos?

Absurde, je t’avais prévenu.

Si tu veux faire quelque chose d’important, ce sera pas toujours l’fun, honnêtement.

Des fois, ça va être de la marde, et tu vas devoir le faire quand même.

Tu vas même choisir de le faire quand même.

Alors, dans quelle merde t’es prêt à plonger avec appétit, en espérant que ça rapporte un jour?

Réponse: 7 années à l’université. J’aime apprendre, mais la lourdeur institutionnelle du processus a un goût vaguement fécal. C’est correct, j’en redemande.

#2 Quelle partie de qui tu es maintenant ferait pleurer l’enfant de 8 ans que tu étais?

Pas mal certain qu’à 8 ans, t’es la plus pure version de toi-même.

Assez grand pour penser un tout p’tit peu par toi-même, te faire des amis et laisser s’exprimer ta personnalité.

Trop jeune pour avoir acheté un cadre qui ne te convient pas, te frustre et te paralyse.

Ça arrive pas si longtemps après, l’achat du cadre, alors je te ramène à cet âge-là.

Qu’est-ce que tu faisais à 8 ans que tu ne fais plus aujourd’hui?

Qu’est-ce que tu regardais chez les grands de cette époque-là sans trop comprendre pourquoi ils étaient comme ça?

Comment et pourquoi tu l’as fait taire, ce kid-là?

Réponse: Je ne joue plus aux Lego (je songe toujours à en demander un criss de gros pour Noël, par contre). Mais j’écris encore des histoires, je fais trop souvent à ma tête et et je passe beaucoup de temps à jouer. Alors des fois je fais des high-five avec mon enfant de 8 ans. Pas pire, el gros.

#3 Qu’est-ce qui te fait oublier de manger et de t’occuper de ton hygiène corporelle?

Dans quoi tu peux t’engager pendant des heures sans les voir passer?

Quand est-ce qu’on te traite de lunatique ou de perdu?

Où tu te sens parfaitement à ta place, prêt à laisser tomber ta montre et tes certitudes pour une minute de plus?

Réponse: Dans un gymnase avec mon équipe. Ou encore maintenant, devant mon clavier. Il est quelle heure?

#4 Comment tu peux perdre la face mieux et plus souvent?

“Daring greatly”, c’est l’expression de Brene Brown.

C’est descendre dans l’arène et essayer quelque chose sans garantie de succès.

Si ça marche pas, vieux, tu perds la face. T’as l’air fou.

So what?

Pour faire quelque chose d’important, il faut que tu acceptes de te planter à l’occasion.

Et pour un truc vraiment très important, tu dois te planter vraiment très souvent.

C’est comme ça, y a pas de formule magique.

Comment tu perds la face en essayant des trucs différents et nouveaux?

Réponse: Je ne sais pas trop, parce qu’en ce moment c’est plutôt: pas souvent et pas très bien. Perdre la face, ça me fracasserait l’ego, et j’en ai besoin. Il me tient chaud pendant les longues nuits d’hiver.

#5 Comment tu vas sauver le monde?

C’est quoi ton projet, comment tu laisses ta trace?

T’es quel genre de super-héros?

C’est pas obligé d’être big, mais c’est une petite coche dans l’histoire du monde.

Peu importe ce que c’est, si ça te ressemble.

Go for it, buddy. If you can, you should, comme disent ces gars-là (https://www.youtube.com/watch?v=wJF5NXygL4k)

Réponse: Je me garde une petite gêne sur celle-là. Écris-moi si tu veux savoir!

#6 Si Chuck Norris te met un fusil sur la tempe en descendant du lit chaque matin pour que tu sortes de la maison, tu vas où?

Les deux options de la vie normale, c’est souvent aller travailler ou rester en mode crottes de fromage sur le divan.

Mais si Chuck Norris te force à sortir de chez toi, où tu vas?

Tu découvres quoi?

T’as pas vraiment le choix, c’est Chuck Norris.

À quoi t’aimerais passer ta journée plutôt que défiler ton actualité Facebook?

Réponse: Dans un gymnase, encore. À la bibliothèque, peut-être. En voyage, certainement. Mais je dois revenir le soir, j’ai un chat à nourrir. C’est pas vrai, j’ai pas de chat, mais deux plantes vertes qui dépendent de moi.

#7 S’il te restait un an à vivre, tu ferais quoi et comment t’aimerais qu’on se souvienne de toi?

Je sais, la mort, t’aimes pas ça en parler.

Je connais pas beaucoup de fans, honnêtement.

Mais lis bien la prochaine phrase, même si elle est à la fin du texte et que ton attention diminue.

Tout ce que nous faisons sur cette Terre nous sert à oublier la mort, à nous en éloigner et à nous rassurer à son sujet.

Sans succès, obviously. À long-terme, du moins.

Alors si tu veux vraiment savoir de quoi t’es fait, demande-toi comment t’aimerais que les gens parlent de toi, quand ce sera fini.

Essaie de mettre sur papier ce que tu ferais si ça achevait, tout ça.

tu réaliseras peut-être que tu vis ta vie comme si elle n’allait jamais se terminer, comme si tu allais avoir le temps plus tard de faire quelque chose d’important tout de suite.

C’est un peu con.

Réponse: Je boirais du vin chaque jour, visiterais un pays différent chaque semaine et ferais l’amour chaque soir. Et j’écrirais de belles choses pour plein de gens.

 

Plus de 1200 mots, sorry about that.

Mais j’ai fini. Merci d’avoir lu jusqu’au bout.

Je ne retiens pas plus longtemps, tu dois en avoir plein le cul.

Au moins, tu sais quelles questions te poser, maintenant.

Bonne chance.

 

*TDAH: Trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité

Les 4 règles de la bullshit

September 15, 2014   

Vous avez bien lu.

Je vais produire un texte complet sur la bullshit, en espérant que je n’illustrerai pas mon point par son contenu.

Je le fais parce que j’en vois tout le temps, de la bullshit.

Même que j’en dis et que j’en écris à l’occasion.

Après tout, je suis un psy, comme vous le savez.

Enfin, presque. Vraiment presque.

Et être un psy, du moins étudier pour en être un, ça implique un peu de bullshit.

Surtout dans ce fameux travail de réflexion personnelle de 10 pages, il y a quelques années.

Je plaide coupable, j’ai bullshité.

Mais c’était si bien écrit.

Bref.

C’est plus sérieux qu’on croit, le sujet de la bullshit.

Même que le philosophe Harry Frankfurt a écrit un essai complet sur le sujet en 1986, bizarrement l’année de ma naissance.

Coïncidence? Je ne crois pas.

Bref.

Produite et consommée en petites quantités, ça ne fait de mal à personne, la bullshit.

C’est même plutôt agréable.

Une petite illusion, un îlot de certitudes et de connaissances. Une rêverie publicisée, un écran de fumée de compétence et de séduction.

En grande quantité, en version industrielle, c’est dangereux. C’est nocif. C’est con.

Vraiment très con.

Alors voici les 4 règles que suivent les gens qui bullshit de manière irresponsable et malhonnête.

Ça vous aidera peut-être à les reconnaître et à les éviter comme la peste.

#1 Ils promettent de grandes choses

Dans les relations personnelles comme dans les liens professionnels, ils ont toujours une vision.

Ils vous aideront à réaliser votre plein potentiel.

Ils vous fourniront un pouvoir extraordinaire.

Ils vous aideront et vous aimeront comme personne ne l’a fait auparavant dans votre vie.

Ils seront au courant d’un grand secret que personne d’autre ne connaît.

Et vous feront croire que si vous les suivez, que vous vous attachez à eux et que vous investissez vos ressources dans leur vision…

Vous serez heureux.

#2 Ils ont beaucoup de certitudes

Les pros de la bullshit parlent bien et disent beaucoup de choses.

Ils ont des opinions sur tout.

On dirait qu’il y a un orchestre symphonique en musique de fond chaque fois qu’ils ouvrent la bouche et que la vérité en sort.

Ils ont percé les mystères de l’existence humaine grâce à une profonde sagesse acquise au fil de leurs expériences enrichissantes.

Ils n’acceptent pas vraiment d’être remis en question, même s’ils affirment le contraire.

Ils n’acceptent pas vraiment de ne pas être au centre de l’attention, même s’ils affirment le contraire.

Après tout, les certitudes sont toujours au centre de l’Univers.

#3 Leurs bottines ne suivent pas vraiment leurs babines

Ça vous demandera peut-être une petite enquête.

Mais après avoir détecté les deux premiers signes de la bullshit, vous aurez envie d’aller voir.

Et vous ne trouverez pas grand-chose.

Les bullshiteux des grandes occasions se trouveront des titres qui n’existent pas.

Ils amplifieront leurs réussites ou les inventeront simplement en espérant que personne ne fasse l’effort de vérifier.

Ils démarreront un paquet de projets qui finiront par tomber dans l’oubli.

Et ils ne rendront de comptes à personne, la responsabilité ne sera jamais la leur.

#4 La vérité n’est pas vraiment importante pour eux

Ils sont différents des menteurs, de ce côté.

Pour les menteurs, la vérité est importante puisqu’elle est le contraire de ce qu’ils sont en train de dire.

Pour les bullshiteux, la limite est toujours floue et confuse entre les deux.

Ce qu’il vous disent n’est jamais complètement la vérité, mais jamais complètement un mensonge non plus.

L’important est toujours l’image qu’ils présentent, la perspective que vous obtenez sur leurs réalisations.

Qu’elles soient réelles ou non.

De ce point de vue, ils sont plus dangereux que les menteurs.

Ils ont le même pouvoir sur les gens, avec moins de moyens efficaces pour les reconnaître.

C’est pourquoi j’ai pensé vous offrir ce petit guide.

Si vous reconnaissez une personne de votre entourage, amusez-vous à la confronter directement avant de vous enfuir d’elle.

Vous ne gagnerez pas, je vous le garantis.

Et ce sera la seule preuve dont vous aurez besoin.

 

 

Journal d’un psy, chapitre 3 – Quatre choses que j’aurais aimé qu’on me dise il y a 7 ans

September 3, 2014   

C’est le mois de septembre, l’école recommence.

Pour tout le monde, ou presque, autour de moi.

Pas pour moi.

C’est ma première non-rentrée.

J’ai été un étudiant pendant 22 de mes 27 années de vie, si on compte la maternelle.

Bin quoi, ça compte, la maternelle.

81,4 % de mes mois de septembre ont été des mois de rentrée scolaire.

Et cette année est différente.

Je suis un psychologue, maintenant.

Enfin, presque.

Ça fait si longtemps que je dis enfin, presque.

Toujours est-il que je pense à vous, étudiants, et surtout à vous, étudiants en psychologie.

Vous avez un long chemin en avant de vous.

Si vous y allez pour la totale, bien entendu. Ce fameux doctorat.

Un chemin passionnant, mais foutument long.

Alors j’ai pensé vous faire une petite liste des quatre choses que j’aurais aimé qu’on me dise il y a 7 ans, quand je me suis embarqué dans cette aventure un peu débile.

Des trucs pas si utiles, mais importants quand même.

Aussi surprenant que ça puisse vous paraître, ça existe, des trucs inutiles et importants.

#1 Ce n’est pas de la science

Je sais que vous le savez.

Mais vous ne le savez pas vraiment.

Je croyais que je savais et je ne savais pas, alors je sais de quoi je parle.

Bref.

La psychologie, ça n’a rien d’une science, dans le sens que ça détruit les certitudes.

Dans le sens que même si on essaie de parler d’objectivité, on n’y parvient jamais vraiment.

Dans le sens que quand on pense en savoir davantage, on est simplement plus conscient d’en connaître moins.

Tout le monde essaiera de vous dire le contraire en utilisant des termes médicaux et de belles analyses statistiques.

N’en croyez pas un mot.

#2 Ça va probablement faire mal

Ce n’est pas un parcours obligé, mais ça fait partie des risques.

Les ouvriers utilisent le marteau et la perceuse.

Les programmeurs tapochent sur un clavier d’ordinateur.

À chaque métier son outil.

Nous utilisons qui nous sommes pour travailler. Nous sommes notre propre outil.

Nous devons maîtriser, dans la mesure du possible, une patente aussi complexe et imprévisible que l’esprit humain.

Et s’aventurer là-dedans, ça peut faire mal.

Ça peut t’agiter l’existentiel, te remuer la personnalité, te shaker le pré-établi et te dénouer le passé trouble.

Tu en ressortiras changé et grandi, on espère bien.

Mais entre-temps, ayoye, criss.

#3 C’est une business

De plein de manières, c’est une business, ton domaine d’étude.

Une business parce que ce qu’on t’apprend, qui te l’apprend et comment on te l’apprend…

C’est influencé par le cash et les gens qui en ont.

Je pourrais passer des heures à t’expliquer pourquoi et comment, mais je suis pas certain que t’as envie de le savoir.

Si t’es en psycho, t’es un peu idéaliste, alors tu préfères fermer les yeux.

Mais quand même, garde ça en tête.

C’est une business.

Et c’est pas toujours dans les livres que la business te vend que tu vas trouver ce qui te convient, ce qui est vrai et ce qui est important.

#4 C’est un beau métier

Je trouve qu’on ne le dit pas assez.

Ton métier, ça va être de parler avec les gens.

D’entrer dans leur vie, d’essayer de leur apporter un peu de réconfort, de sécurité et de chaleur.

De construire des liens solides, authentiques et profonds avec des humains qui étaient de parfaits étrangers au départ.

C’est un métier magnifique.

Et même si tu fais pas un Saint-Graal de doc, tu pourras quand même apporter ces choses-là à ceux qui croisent ta route, t’en fais pas.

Alors parle aux gens, offre des sourires aux étrangers, sois gentil avec la caissière.

Accepte d’être imparfait et refuse les conventions sociales de temps en temps.

Offre ce que tu as de meilleur et cesse de douter de toi-même pour quelques secondes.

C’est un pas pire point de départ.

***

C’était les quatre choses que j’aurais aimé savoir il y a 7 ans. Je les ai apprises quand même, mais j’aurais gagné du temps si quelqu’un m’avait averti d’avance.

Bonne rentrée.