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Category Archives: La montagne

4 étapes faciles pour faire (et éventuellement réussir) quelque chose (n’importe quoi!)

May 17, 2013

Vous voulez faire quelque chose, j’en suis certain.

Tout le monde veut faire quelque chose. N’importe quoi. Des petites et des grandes choses, des rêves fous et des moments remplis de rien.

Il y a toutefois de bonne chances que vous ne soyez pas en train de le faire. Pensez-y une seconde…

Voilà, j’avais raison.

Pour remédier à ce problème, j’ai mis sur pied un guide simple qui propose 4 étapes faciles pour faire quelque chose. Ça vous donnera peut-être un coup de main.

C’est parti.

1.Décider

Pour faire quelque chose, n’importe quoi, il faut décider de le faire. Ça semble simple, mais ce ne l’est pas tant que ça. Pour prendre réellement une décision, il faut avoir une intention. Comme nous sommes habitués de répondre à des commandes, d’obéir aux ordres ou de ne faire que le nécessaire, une grande part de nos actions sont dépourvues d’intention.

Décidez de faire quelque chose que personne ne vous demande de faire. Décidez de le faire parce que vous en avez envie. Décidez de le faire pour d’autres mais pas pour les autres. Décidez pourquoi vous allez le faire, découvrez l’intention derrière l’action avant même qu’elle ne se produise.

Simple, non?

Cochez l’étape 1.

2.Détruire les objections

Si vous n’êtes pas en train de le faire, il y a des raisons. Elles prennent probablement la forme de phrases bien ficelées et faciles à utiliser: “Je n’ai pas le temps”, “je ne suis pas bon là-dedans”, “je vais avoir l’air ridicule” ou “qu’est-ce que les gens vont penser?”.

Ne me dites pas le contraire, c’est bien ce que vous faites.

Ces phrases sont des peurs et des angoisses, elles sont nos limites et nos doutes qui se glissent dans un manteau de mots. Des mots toxiques. Des mots qui brûlent et qui piquent.

Écrivez-les quelque part. Oui, ce bout de papier convient parfaitement. Écrivez-les et prenez quelques minutes pour réfléchir. Vous verrez à quel point ces mots sont absurdes, au fond. Qu’ils viennent de vous ou de ceux qui vous entourent.

D’accord, ça ne fait pas moins peur parce que c’est écrit et que c’est absurde. Ça a au moins le mérite d’être clair. Si vous parvenez à mettre ces objections de côté, vous êtes prêt à passer à l’étape suivante.

Cochez l’étape 2.

3.Faites-le!

La partie simple, vous dites?

Faux.

Le faire implique d’échouer. Le faire implique de voir revenir en version tsunami toutes les phrases venimeuses remisées au placard. Le faire signifie de prendre le temps, de réaliser que c’est important, de ne pas passer tout de suite au prochain appel.

Pour le faire, il faut laisser le 21ème siècle derrière pour un instant ou deux. Parce que si c’est important, ça n’arrivera pas tout seul et ce ne sera probablement pas rapide. Ce sera peut-être même douloureux à l’occasion.

C’est ce qui fait que ça en aura valu la peine.

Alors ne généralisez pas, accordez-vous une chance. Vous n’êtes pas une personne sans valeur parce que vous n’avez pas réussi. Rien ne garantit que vous serez aussi mauvais la prochaine fois.

C’est même le contraire. Et c’est la beauté de la chose. Ça s’appelle s’améliorer, vous devriez essayer.

Le faire. Répéter. Le faire. Répéter. Le faire. Répéter. Si ça brûle un peu à l’intérieur, c’est bon signe, vous en faites pas.

Cochez l’étape 3, ça se passe plutôt bien!

Étape 4. Impliquez quelqu’un d’autre

Le faire, c’est bien. Mais le faire seul, ça peut être moche à la longue. Peut-être pas, remarquez. Question de perspective.

Ce qui est certain, c’est que ça a moins de portée. Si ce que vous faites vous apparaît suffisamment important, trouvez un moyen de le communiquer, de l’apprendre, de le partager à d’autres. Faites-en le véhicule de votre âme, le souffle de votre vent.

Faites-en votre goutte d’eau dans l’océan, qui répandra des ondes partout autour d’elle au moment de se mêler à l’infiniment grand.

Cochez l’étape 4.

4 étapes simples pour faire quelque chose qui compte. Tout de suite.

Allez.

 

 

Au sommet de ses rêves

May 16, 2013

J’étais dans un autobus, au Costa Rica.

En pleine crise existentielle, ne me demandez pas pourquoi.

Il y avait quelque chose d’étranger dans ma façon de poser un pied devant l’autre. Quelqu’un d’inconnu vivait dans mes souliers, quelqu’un que j’avais l’impression de connaître un peu moins à chaque jour.

Alors, j’ai décidé de gravir le Kilimandjaro, j’ai décidé d’atteindre le sommet de la plus haute montagne d’Afrique. J’ai décidé de combattre le cancer – au figuré, nous amassons des fonds pour la Société canadienne du cancer – à 5895 mètres d’altitude. À ce moment précis.

Ne me demandez pas pourquoi non plus.

Près de deux ans plus tard, je ne sais pas si cet étranger qui vivait dans mes souliers s’y trouve toujours. C’est le premier grand mensonge de l’expérience. Petit, je pensais que j’en saurais davantage en vieillissant. Que les réponses l’emporteraient sur les questions.

Je n’ai jamais eu aussi tort.

J’ai plus de questions, d’incertitudes et de doutes aujourd’hui que jamais auparavant. Je visite des parties de moi-même et du monde qui m’étaient inconnues. Je m’émerveille devant les possibilités et soupire face à l’ampleur de la tâche.

Depuis deux ans, je m’évertue à gravir le Kilimandjaro en espérant que les pas que je pose devant moi sont les miens. Je cherche la lumière et j’essaie de suivre le vent. Uhuru Peak, c’est le Sommet de la Liberté. C’est la fin d’un cycle. C’est une goutte d’eau dans l’océan.

Ma goutte d’eau.